Suite à notre article sur l'accouchement à domicile, nous vous proposons le témoignage d'une maman l'ayant vécu chez elle, dans un village de l'Ardèche en région Rhône-Alpes.
Ma première fille est née à l’hôpital de Pertuis en 2003 : ce fut un accouchement naturel, sans épisiotomie ni péridurale, dans un hôpital « ami des bébés » dans lequel nous avions pu faire des choix importants pour nous, notamment sur la position d’accouchement. L’accouchement et les jours de séjour avaient été des moments inoubliables, avec un personnel compétent et à l’écoute. Nous étions donc totalement satisfaits de cette naissance sans problème.
Quand je suis tombée enceinte à nouveau, j’ai d’abord cherché autour de moi un hôpital similaire. J’habitais alors en Ardèche et la petite maternité de Saint-Agrève venant de fermer, il n’y avait pas d’autre choix que de se rendre dans un grand hôpital de la vallée, à une bonne heure de route.
Je me suis alors dirigée vers une sage-femme recommandée par plusieurs amies, dont la plupart avaient accouché à l’hôpital, mais qui ne tarissaient pas d’éloge sur sa préparation à la naissance. En la côtoyant, s’est imposée petit à petit l’idée d’un accouchement à la maison : plus la grossesse avançait et moins j’avais envie de montrer à mon aînée de 7 ans que l’arrivée de son petit frère entraînait un séjour à l’hôpital pour moi.
Notre maison n’était pas envisageable, car notre sage-femme ne suivait pas d’accouchement à plus de vingt minutes d’un hôpital, position qui me semblait relever du bon sens et me rassurait quant à son désir de faire un relais rapide avec une unité de soins si besoin était. Elle demandait d’ailleurs à ce que les futures mères soient inscrites dans cet hôpital et aient vu l’anesthésiste.
Un ami possédant un gite non loin de l’hôpital le plus proche, nous avons fini par nous décider : notre petit garçon naîtrait à la maison ! Nous nous sommes inscrits à l’hôpital tout en précisant notre parcours parallèle.
Le jour venu, quand j’ai perdu les eaux, nous nous sommes rendus chez notre ami, laissant notre fille aux bons soins de sa grand-mère. Il nous fallu attendre toute la journée avant que l’accouchement ne commence vraiment...



