Le déni de grossesse est un sujet qui va et vient au fil des mois et de l'actualité, souvent en lien avec des faits divers ou des épisodes judiciaires.
Au delà de l'actualité actuelle, le déni de grossesse est une phénomène qui se définit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l'être, avec aucun ou peu de changement physique extérieur, au point que la mère, l'entourage et même parfois les médecins ne s'aperçoivent de rien.
En France, on compte entre 300 et 600 cas de déni de grossesse par an.
Revue de Web pour en savoir plus et comprendre le déni de grossesse.
La radio d'abord, avec une émission de France Inter, le téléphone sonne du 10 juin dernier, que vous pouvez ré-écouter en ligne pendant 10 jours :
Le "déni de grossesse" est un trouble psychique grave : on en compte un en moyenne pour 500 naissances (...) On parle de déni partiel s'il prend fin avant le terme de la
grossesse ou de déni total s'il se poursuit jusqu'à l'accouchement.
La presse écrite avec l'Express en ligne,qui propose un article intéressant, entre témoignage et explication, pour mieux comprendre ces femmes atteint de "grossesse inconsciente" (terme utilisé au 19e siècle par les psychiatres) : Ce bébé qu'elles n' attendaient pas par Estelle Saget.
L'encyclopédie Wikipédia vous donnera une définition succincte avec quelques références, et pour ceux qui ont envie d'en savoir plus , voici quelques livres sur le sujet :
- Je ne suis pas enceinte : Enquête sur le déni de grossesse de Gaëlle Guernalec-Levy
A l'été 2006, l'affaire Courjault a donné un coup de projecteur subit sur un phénomène jusque-là méconnu de la plupart d'entre nous, mais pourtant bien connu de certains gynécologues, psychiatres ou généralistes.
Comment une grossesse peut-elle demeurer invisible jusqu'à son terme ?
Comment des femmes peuvent-elles ignorer jusqu'au moment de leur accouchement qu'elles sont enceintes ?
Comment certaines de ces mères peuvent-elles aller jusqu'à commettre un infanticide ?
On aurait tort de croire que le phénomène touche seulement des femmes qui ne veulent pas d'enfant, des malades mentales ou des adolescentes ignorantes. Non : le déni de grossesse concerne toutes les femmes, même celles qui sont déjà mères. Paradoxal dans des sociétés comme les nôtres, qui vouent un culte à la femme enceinte et scrutent la maternité de la fécondation à l'accouchement, le phénomène témoigne du fait que la grossesse, non réductible à un événement strictement physiologique, constitue au contraire un processus complexe qui implique tout l'être humain, avec son histoire, ses zones d'ombre et sa relation aux autres.
- T'étais déjà là mon fils, mais... : Histoire d'un déni de grossesse de Luna Sheryfa
Il y a ceux qui y croient, ceux qui pensent que ça n'existe pas. Et puis il y a : celles qui le vivent, mais qui, par honte, par peur, se taisent. Sheryfa, elle, son déni de grossesse, elle le raconte. Oui, ça peut arriver, d'être enceinte à son insu, de porter un enfant dont on n'a pas conscience...
Ça ne veut pas dire que cet enfant, on ne l'aimera pas. Ça veut juste dire qu'il n'était pas question d'être enceinte. Sheryfa devait être au top pour réaliser son rêve de chanteuse, elle devait travailler dur, danser, hanter, s'entraîner. Sheryfa n'avait pas le choix, alors le corps a obéi, il a joué le jeu en cachant l'enfant aux yeux du monde, y compris de sa propre mère.
La jeune fille de dix-neuf ans dit tout de son ambition d'hier, de son amour d'aujourd'hui, et de la souffrance entre les deux. Elle se rappelle la gamine franco-algérienne de Nétreville à Evreux. Avec la plus grande sincérité, elle livre les douleurs de son déni : la sidération, la culpabilité et ta frustration d'une grossesse aux deux tiers volée...
- Dans l'intime des mères de Sophie Marinopoulos
Voici le livre des mères, de toutes les mères. Et leurs paroles aujourd'hui ont un besoin urgent de dire.
En effet, il existe un décalage de plus en plus grand entre une société trop médicalisée, grisée par ses exploits scientifiques, et le vécu des mères. Leurs attentes, leurs doutes, leurs rêves, leurs larmes, leurs joies, leurs souffrances, leurs échecs, leurs pensées intimes, le sentiment de ne pas être accueillies, soignées, écoutées, véritablement comprises.
Sophie Marinopoulos raconte toutes ces mères : celles que la grossesse rend heureuses ou malheureuses, celles qui souffrent de ne pas avoir d'enfant, celles qui ont peur de son arrivée, celles qui renoncent à lui, celles qui culpabilisent de ne pas l'aimer suffisamment, encore trop nourries de l'idée de l'instinct maternel...
Elle nous dit aussi comment la maternité prend naissance dans l'esprit des femmes, comment elle se fonde dans l'enfance et comment un jour elle se manifeste par un désir d'enfant. Un livre d'une grande actualité et qui répond à une question essentielle : saurons-nous penser la mère, penser la maternité, dans un monde où la performance l'emporte sur le souci de soi ?



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